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Laurent cherche à réunir au minimum 15 personnes (minimum Reiki 2ème degré) pour organiser un stage en Bretagne

 animé par Nita Mocanu = Les Techniques Japonaises de Reiki (TJR) - 1er semestre 2013


NOUVEAU    

 

INITIATIONS REIKI POUR LES ENFANTS (8 à 16 ans)

 

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Sessions prochaines de formation au REIKI (en résidentiel) *



Degré 1 - (2journées)   =   en BRETAGNE = 02 et 03 juin 2012 à La Feuillée   

 

                                     HORS Bretgne =    juillet 2012 à PARIS   /   FIN SEPT.2012 en Corse du Sud


                                     A L'ETRANGER =  08 et 09 septembre 2012 en BELGIQUE (Région MONS)


                                     REIKI Enfants = (1 journée ou 2 1/2 journées) = 30 octobre 2012


Degré 2 - (2journées)  =  28 et 29 Juillet 2012 à GENEVE (SUISSE) 


Degré 3 - (2 journées) =  12 et 13 mai 2012      /     16 et 17 juin 2012  /    11 et 12 mai 2013   

 

                                      HORS Bretagne =  FIN SEPT.2012 en Corse du Sud


Degré 4   (5 journées) =   11 au 17 NOVEMBRE 2012     ( à 29690 la Feuillée )

 

  Possibilité de participation aux stages de REIKI en qualité de praticien(ne) - assistant(e)

 

Autres Prestations évènementielles 

 

- Dégagement psychique et des entités négatives :

      > Pratiques à distance et Initiations à distance =  niveaux 1-2-3-4-5 (niveau praticien - enseignant).

 

- Initiation à l'Energie Christique :

      > 1) Recevoir l'Initiation  2) Recevoir l'initaition et pouvoir la transmettre à votre tour - A distance ou en présence


- Les « Bulle REIKI ® »


Une réponse adaptée à la « hiérarchie des besoins humains 

 

- Initiations à l'1 des 3 ou aux 3 Symboles majeurs du REIKI Tibétain


 (coeur et/ou gorge, maîtrise) = sur rendez-vous (en présence physique ou à distance)

 

- Initiations au REIKI Celtique, niveau 1, 2 et 3 (maîtrise enseignante),  à distance

 

- Soins Luminiques à distance (gratuit) = soin n° 11 le 21 mai 2012 de 14h à 23h30

 

- Marche méditative 5 éléments = (lac du Drennec, 29 - SIZUN/COMANA) = 1h30 : date à déterminer


- Méditation - réparation de la blessure originelle = samedi 04 août 2012 de 14h40 à 17h30


- Ateliers mensuels REIKI-Bretagne :

 

Atelier N° 7 = samedi 19 MAI de 14 h 30 à 18 h


Modelages énergétiques, alliance du REIKI et du toucher, 1 h, sur RDV

 

A La Feuillée 29690 =

 

SEANCES DE REIKI, sur RDV


SEANCES DE REFLEXOLOGIE PLANTAIRE, SUR RDV

 

FORUM D'ECHANGES débats- questions - informations ETUDIANT(E)S REIKI =


www.reiki.forumprod.com


* A compter du 07 février 2012, les stages REIKI ont lieu soir à La Feuillée (29690), soit à

St-Jean-du-Doigt (29630) - www.gitesdutournesol.fr  





En général

La confluence

 

La Confluence

« La confluence, c’est l’état de non-contact (absence de frontière du self), bien que d’autres interactions importantes continuent à se produire : par exemple, le fonctionnement physiologique,la stimulation environnementale, etc.

Nous avons vu que la séquelle du contact, l’assimilation, se faisait avec une diminution de la présence du self et que toutes les habitudes et connaissances étaient confluantes.

La distinction entre le  confluence saine et la confluence névrotique, c’est que la première est potentiellement sujette à contact ( souvenir accessible), tandis que la seconde n’est plus susceptible d’être contactée à cause du refoulement.

Il est évident , pourtant, que d’immenses aires  de confluence relativement permanente sont indispensables pour servir de fond inconscient aux fonds conscients de l’expérience.

Nous sommes confluents avec tout ce dont nous dépendons fondamentalement, irrémédiablement, et sans problème : lorsqu’il n’y a pas de besoin ou de possibilité de changement.

L’enfant est en confluence avec sa famille, un adulte avec sa communauté, un homme avec l’univers. Si l’on est forcé de prendre conscience de ces bases ultimes de sécurité, tout s’écroule et l’angoisse ressentie est métaphysique. 

 

(PERLS (F.), HEFFERLINE (R.E.), GOODMAN (P.), Gestalt thérapie, Vers une théorie du Self: nouveauté, excitation, croissance, Montréal, Stanké, 1981).<span> </span>



Les simples

 

Les « simples »

Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses propriétés particulières bénéfiques pour la santé humaine voire animale.

Sommaire

Définition

Une plante médicinale — au Moyen-Âge en médecine médiévale, on parlait de simples — est définie par la pharmacopée française (10e éd., 2000) comme une « drogue végétale au sens de la Pharmacopée européenne dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses ». Une « drogue végétale » est (entre autres ) une plante ou une partie de plante, utilisées en l’état, soit le plus souvent sous la forme desséchée, soit à l’état frais (Ph. eur., 6e éd., 01/2008:1433).
L’expression drogue végétale ou, plus couramment, drogue, désigne donc — historiquement — une matière première naturelle servant à la fabrication des médicaments. De nos jours, le mot est équivoque et certains ont proposé qu'il soit, dans le contexte des plantes médicinales, remplacé par l’expression « partie de plante utilisée ».


La plante est rarement utilisée entière (piloselle). Le plus souvent il s’agit d’une partie de la plante : rhizome (gingembre), bulbe (scille, racine (angélique), parties aériennes (ortie), tige (prêle), écorce (cannelle), bourgeon (pin), feuille, (sauge), sommité fleurie (salicaire), fleur (violette), pétale (coquelicot), fruit (fenouil), graine (lin), tégument de graine (ispaghul), exsudation de la plante (gomme arabique, myrrhe), thalle des algues (varech). Différentes parties d’une même plante peuvent avoir des utilisations différentes (aubier et inflorescence de tilleul). « Par extension, on appelle souvent “ plante médicinale ” ou “ plante ”, non seulement l’entité botanique, mais aussi la partie utilisée ». Des plantes ayant des propriétés médicamenteuses peuvent avoir également des usages alimentaires ou condimentaires ou encore servir à la préparation de boisson hygiénique. Avant l'époque moderne, la théorie des signatures a joué un grand rôle pour distinguer par analogie les plantes nécessaires à une guérison humaine.

Vente des plantes médicinales

En France, le diplôme d’herboriste ayant été supprimé en 1941, la vente des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée est réservée aux pharmaciens sous réserve des dérogations établies par décret[. Un décret pris en 2008 a modifié l’article D4211-11 du Code de la santé publique, portant de 34 à 146 le nombre de plantes ou parties de plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée qui peuvent être vendues par des personnes autres que les pharmaciens. Cet article précise la ou les formes d’utilisation autorisées pour ces plantes (en l’état, en poudre et/ou sous forme d’extrait sec aqueux).

Phytothérapie - médicaments à base de plantes

Aujourd’hui, la thérapeutique continue de recourir aux plantes de deux façons :

1.     pour l’extraction industrielle de substances naturelles pures, destinées le plus souvent à des indications thérapeutiques majeures : prise en charge de la douleur (morphine), traitement des cancers (paclitaxel, vinblastine), traitement du paludisme (artémisinine), etc.

2.     en nature ou sous la forme de médications familiales simples ou plus innovantes (poudres, extraits, etc.), généralement utilisées dans les pathologies mineures ou en thérapeutique d’appoint : c’est le champ actuel de la phytothérapie. “ Médecine douce ” pour les uns, “ placébothérapie ” pour les autres, elle connaît un large succès. Après évaluation clinique, et sous réserve que la balance bénéfices-risques soit favorable, divers médicaments de phytothérapie constituent une possibilité parmi d’autres de prise en charge de certaines de ces pathologies du quotidien  .

En France, les médicaments à base de plantes bénéficient depuis les années 1980 d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM) dite “ allégée ” qui donne au consommateur des garanties de qualité et d’innocuité. Cette AMM est délivrée sur la base d’un dossier de demande qui, pour 192 plantes d’usage bien établi figurant sur une liste positive , peut être abrégé (en particulier exempt de tout ou partie des essais pharmaco-toxico-cliniques).
Ces médicaments à base de plantes sont conçus pour être utilisés sans l’intervention d’un médecin et pour être administrés selon un dosage et une posologie spécifiée, par voie orale, externe, ou par inhalation. L’indication thérapeutique, rigoureusement libellée, doit être précédée de la mention « traditionnellement utilisé dans » pour attester du fait que ces indications n’ont pas été rigoureusement démontrées.


Depuis une directive européenne de 2004 (2004/24/CE), la procédure simplifiée est devenue un « enregistrement de l’usage traditionnel ». La transposition de la Directive élargit la procédure à l’ensemble des médicaments traditionnels à base de plantes. La même Directive a créé, au sein de l’Agence européenne du médicament, un Comité européen des médicaments à base de plantes (HMPC) qui élabore des monographies destinées à faciliter l’obtention des enregistrements. Ces documents, soumis à débat public avant adoption, sont consultables en ligne : ils constituent des documents de référence pour tout lecteur intéressé par les plantes médicinales.

Utilisation médicinale des plantes : une vieille histoire

On a trouvé la trace de l’utilisation des plantes 5 000 ans avant J.-C. en Chine. En Mésopotamie et en Égypte, tablettes cunéiformes et papyrus témoignent du recours aux plantes. Dans le monde occidental, les observations cliniques des effets des plantes par Hippocrate marquèrent l'intérêt pour ces remèdes. De siècle en siècle, Théophraste, Aristote puis Pline et Dioscoride approfondirent la connaissance des plantes et de leurs propriétés. L’ouvrage de Dioscoride (1er siècle avant J.-C.) — le “ De materia medicanote 3 — décrit plus de cinq cents plantes et leur utilisation : il restera une référence jusqu’au XVIIIee siècle. Il en sera de même des travaux de Galien, médecin de Marc-Aurèle, considéré comme le fondateur de la pharmacie. Par la suite, le développement des routes commerciales vers l’Inde et l’Asie, aussi bien que la diffusion de la culture arabe, enrichirent l’arsenal thérapeutique végétal. La découverte du Nouveau-Monde et de la richesse de sa flore eut une incidence forte tant sur l’alimentation (pomme de terre, tomate, maïs, etc.) que sur la pharmacopée (ipéca, quinquinas, baumes, etc.).

Après les progrès fulgurants de la botanique systématique (Linné, Jussieu et beaucoup d’autres) vint l’heure de la première édition de la Pharmacopée française (1818) et le règne des chimistes qui isolèrent une série impressionnante de molécules : morphine (1817), codéine (1832), acide salicylique et, dans la seconde moitié du XIXe siècle : quinine, strychnine, colchicine, cocaïne, ésérine

Les progrès de la physiologie, puis de la pharmacologie, permirent de comprendre les mécanismes d’action de ces substances naturelles. Depuis quelques décennies, la compréhension des relations qui existent entre la structure d'une molécule et son activité biologique permet la conception et la fabrication de médicaments synthétiques aux performances améliorées ou aux effets indésirables mieux contrôlés.

Aujourd’hui, des inventaires systématiques, des enquêtes ethnobotaniques, l’extension de la recherche aux champignons — ce sont eux qui produisent les antibiotiques — et aux innombrables organismes marins, ainsi que des moyens puissants (criblage à haut débit) , permettent de sélectionner des substances qui, pour certaines, deviennent (ou deviendront) des médicaments, révèlent des mécanismes d’action originaux, ouvrent de nouvelles voies de synthèse. Dérivés de l’artémisinine, paclitaxel, docétaxel, ixabépilone, etc. témoignent de cet apport majeur des substances naturelles à la thérapeutique. Parallèlement, l’approfondissement de la connaissance des plantes d’usage traditionnel, tout comme l'amélioration des techniques de production et de contrôle, améliorent leurs qualités. L' évaluation clinique de leurs effets permet de mieux cerner ce qu’elles peuvent apporter à l’arsenal thérapeutique, au prix d'un risque généralement limité.

Principales substances à activité biologique potentielle

Les plantes utilisent l'énergie du rayonnement solaire, le dioxyde de carbone (alias " gaz carbonique") présent dans l'atmosphère, l'eau et les éléments inorganiques du sol qu'elles absorbent par les racines (eau, éléments inorganiques) et par les feuilles (dioxyde de carbone). Le processus de base est la photosynthèse qui fixe le carbone contenu dans le dioxyde de carbone atmosphérique, en le combinant aux atomes d'hydrogène contenus dans les molécules d'eau. Les premiers produits formés par la photosynthèse sont des hydrates de carbone alias glucides, de faible masse moléculaire (oses).

C'est à partir de ces oses (ou sucres) que sont ensuite formés tous les métabolites primaires nécessaires à la survie de la plante : glucides complexes (polymères comme la cellulose, l'amidon ou les pectines), acides aminés (constitutifs des protéines), acides gras (constitutifs des lipides), etc. C'est également à partir de ces premiers oses qu'est formée une infinie variété de substances dont le rôle dans la plante est encore souvent mal connu : les métabolites secondaires. Un grand nombre de ces métabolites secondaires présente des propriétés pharmacologiques intéressantes, parfois exploitées dans un but thérapeutique, soit après extraction à partir de la plante (digoxine des digitales, morphine du pavot, quinine des quinquinas, etc.), soit directement : on utilise alors la plante ou une préparation simple issue de la plante (poudre, teinture, extrait, etc.).

Les métabolites primaires sont souvent employés comme excipients dans la fabrication des formes médicamenteuses : oses édulcorants, polysaccharides (natifs ou modifiés) utilisés pour la préparation de comprimés, huiles nécessaires à l'obtention d'émulsions et autres formes, etc. Ces mêmes métabolites primaires confèrent aussi d'intéressantes propriétés thérapeutiques à certaines plantes :

  • amélioration du transit intestinal par la gomme de Sterculia, les galactanes sulfatés du thalle de la mousse d'Irlande (Chondrus), le mucilage de la graine d'ispaghul ou celui de la graine du lin ;
  • effet adoucissant des affections dermatologiques de plantes à mucilages telles que la mauve ou la guimauve ;
  • amélioration — controversée — de l'eczéma atopique par l'huile d'onagre;
  • pour ne citer que quelques exemples.

Les métabolites secondaires connus sont très nombreux, plusieurs dizaines de milliers ont été décrits. Ils sont le plus souvent classés en trois catégories principales : composés phénoliques, terpènes et stéroïdes, alcaloïdes. On y adjoint divers composés simples, issus de la modification d'acides aminés, d'acides gras ou de sucres simples, tels que les actifs soufrés de l'ail ou encore les alcanols du prunier d'Afrique.

Les spécialistes classent les polyphénols en fonction de leur mode de biosynthèse et de leur structure. Les principaux composés phénoliques végétaux sont :

  • des phénols et acides-phénols simples, souvent fortement antioxydants (romarin), parfois antibactériens urinaires (arbutoside de la busserole), analgésiques et anti-inflammatoires (saule) ou stimulants de la sécrétion biliaire (feuille d'artichaut) ;
  • des coumarines comme celles qui confèrent aux extraits de mélilot des propriétés anti-œdémateuses ou comme les furanocoumarines photosensibilisantes (grande berce, figuier, céleri) ;
  • des lignanes comme ceux de la podophylle qui servent à préparer des médicaments antitumoraux ;
  • des dérivés phénylpropaniques comme ceux, antivomitifs, du gingembre ou ceux, anxiolytiques, du kawa ;
  • des flavonoïdes et composés apparentés (anthocyanes) utilisés, ainsi que les plantes qui en contiennent, dans l'insuffisance veinolymphatique, en dépit d'une efficacité marginale . Ils participent aussi aux propriétés du Ginkgo biloba. C'est aussi dans ce groupe que l'on classe les isoflavonoïdes, en particulier les isoflavones, plus connues sous le nom de phytoestrogènes, et présentées, sans preuve solide, comme — entre autres propriétés — susceptibles de diminuer faiblement la fréquence des bouffées de chaleur liées à la ménopause ;
  • des tanins, responsables de l'activité antidiarrhéique de nombreuses plantes d'usage traditionnel. On classe dans ce groupe les proanthocyanidols (= proanthocyanidines) qui confèrent à l'aubépine son activité sur les palpitations cardiaques et au jus des fruits de la canneberge à gros fruits (alias cranberry), son activité bactériostatique qui peut diminuer la fréquence des récidives d'infection bactérienne ;
  • des quinones, naphtoquinones comme la juglone antibactérienne de la feuille de noyer et, surtout, anthraquinones qui sont des laxatifs drastiques dont l'usage, déconseillé, doit être limité dans le temps (séné, bourdaine,aloès, etc.) ;
  • des terpénophénols, comme le tétrahydrocannabinol du cannabis ou comme l'hyperforine, qui est sans doute la substance responsable des propriétés antidépressives assez largement reconnues au millepertuis.

Dérivés — formellement — de l'isoprène (C5H8), les terpènes se différencient par le nombre n d'unités isopréniques qui les constituent : (C5H8)n. Les principaux constituants terpéniques des végétaux sont :

  • des monoterpènes (n = 2). Volatils, ce sont les constituants majoritaires des huiles essentielles . De nombreuses espèces végétales leur doivent leur odeur caractéristique (anis, basilic, cannelle, livèche, marjolaine, thym, verveine, etc.). Ils sont responsables des propriétés variées des huiles essentielles et des plantes qui les contiennent : antiseptiques (cinéole de l'eucalyptus), antispasmodiques (menthol des menthes), etc. D'autres, non volatils, seraient à l'origine des propriétés anti-inflammatoires de la racine d'harpagophyton (iridoïdes). D'autres encore sont insecticides (pyréthrines) du pyrèthre de Dalmatie ;
  • des sesquiterpènes (n = 3). Certains, volatils, sont constituants des huiles essentielles. L'artémisinine, un sesquiterpène lactonique non volatil, extrait d'une armoise, est devenue, en association avec d'autres antimalariques (ou antipaludéens), un traitement de référence du paludisme;

À noter : certaines huiles essentielles renferment préférentiellement des composés phénoliques volatils : eugénol (girofle), anéthole (anis, fenouil), etc. Certains d'entre eux sont cancérigènes (safrole, estragole).

  • des diterpènes (n = 4). Présents dans le gattilier (utilisé pour les règles douloureuses), ils peuvent être hallucinogènes (salvinorine de la sauge des devins), antihypertenseurs, insecticides, antioxydants (romarin), ou cytotoxiques : le taxol (= paclitaxel) des ifs est un amide diterpénique antitumoral très employé en cancérologie ;
  • des triterpènes (n = 6). Les plus fréquents dans les plantes médicinales sont des saponosides (alias saponines, qui sont des glycosides d'une génine triterpénique [ou, plus rarement, stéroïdique]) : glycyrrhizine anti-inflammatoire de la racine de réglisse, mais aussi actifs du fragon (proposé dans le traitement des hémorroïdes), du ginseng, etc. Leur pouvoir moussant (sapo : savon, en latin) les rend utiles pour la fabrication des shampoings (ex. : bois de panama). Tous les triterpènes ne sont pas des saponosides (i.e. des glycosides, ex. : composants de l'actée à grappes) ;
  • des caroténoïdes (n = 8) : lycopène de la tomate, capsanthine du piment, etc.

Les stéroïdes ont une structure proche de celle des triterpènes. Certains sont cardiotoniques (digoxine des digitales), d'autres, les phytostérols sont, entre autres, hypocholestérolémiants (sitostérol –> margarines)[22]. Certains phytostérols, comme d'ailleurs des saponosides de nature stéroïdique, sont utilisés par l'industrie pour fabriquer des stéroïdes utilisés en thérapeutique (corticoïdes, contraceptifs, anabolisants, etc.).

Les alcaloïdes ont la particularité de renfermer au moins un atome d'azote. De ce fait, ce sont des bases qui existent le plus souvent dans la plante sous forme de sels. À l'exception de ceux que l'on appelle parfois des pseudo-alcaloïdes (ex. : solanine, coniine), ils sont issus du métabolisme des acides aminés. L'atome d'azote des alcaloïdes vrais est inclus dans un cycle (amines secondaires, tertiaires ou, moins fréquents, ammoniums quaternaires). Il existe des milliers d'alcaloïdes dans les plantes et la plupart d'entre eux ont des propriétés pharmacologiques marquées. De fait, bon nombre sont toxiques (aconitine, strychnine, etc.).

De nombreux alcaloïdes sont actuellement extraits des plantes, purifiés et utilisés en thérapeutique : atropine (des Brugmansia et Duboisia), morphine et codéine du pavot à opium, quinine des quinquinas, vinblastine de la pervenche de Madagascar, etc. Bon nombre aussi sont utilisés pour être transformés chimiquement en substances à activité modifiée : (nalorphine, vinorelbine, etc.), ou ont donné naissance à des familles de médicaments synthétiques : anticholinergiques sur le modèle de l'atropine, anesthésiques locaux sur le modèle de la cocaïne, anticholinestérasiques, analgésiques (morphine → péthidine → fentanyl,→ méthadone, etc). D'autres servent uniquement de matières premières pour l'obtention de médicaments (ex. : thébaïne du pavot → buprénorphine, naltrexone). Les plantes à alcaloïdes son très rarement employées en nature : le nombre de celles qui peuvent être utilisées sous cette forme, ou sous forme de médicament en phytothérapie est très restreint : boldo, fumeterre, thé, coquelicot,...

Les spécialistes classent les alcaloïdes en fonction de l'acide aminé à partir duquel la plante les synthétise (ornithine, lysine, phénylalanine/tyrosine, tryptophane, etc.). Précurseur et mécanisme de formation de l'hétérocycle déterminent l'existence de nombreux groupes structuraux comme (liste non exhaustive) :

  • des pyrrolizidines, comme les alcaloïdes hépatotoxiques de la consoude, ou des quinolizidines comme celles qui rendent toxiques graines de cytise ou de genêts ;
  • des tropanes, comme l'atropine, ou comme la cocaïne de la feuille de cocaier ;
  • des pyridines comme la nicotine ;
  • des isoquinoléines. Très nombreuses, elles peuvent être plus ou moins complexes : très simples (éphédrine, analogue des amphétamines et de l'adrénaline), doubles (constituants des curares de l'Amérique du Sud, maintenant remplacés en anesthésiologie par des analogues de synthèse), polycycliques (morphine, mais aussi galantamine, utilisée en cas de démence de type Alzheimer, etc.) ;
  • des tropolones : colchicine antigoutteuse ;
  • des indoles. Simples, ils sont souvent hallucinogènes (ayahuasca, champignons) ; complexes, ils peuvent être antihypertenseurs, ou antitumoraux (vinblastine, vincristine). On en trouve aussi dans les champignons (ergotamine) ;
  • des quinoléines : quinine antimalarique ;
  • des purines : théophylline (traitement de l'asthme), caféine ;
  • des imidazoles ;
  • des alcamines, molécules terpéniques secondairement azotées : aconitine (l'aconit est encore utilisé en médecine chinoise), solanine toxique des Solanaceae, etc ;

Notons enfin que les plantes à alcaloïdes sont souvent responsables d'intoxications aiguës — aconits, ciguës (Conium, Cicuta), colchique, stramoine (Datura), - ou chroniques, (séneçons, consoude, astragales, ... principalement chez les herbivores) .

  • D - Autres constituants (dérivés simples de métabolites primaires)

On trouve dans ce groupe :

  • des dérivés du métabolisme des sucres : acides organiques du karkadé, acide ascorbique (alias vitamine C) des cynorhodons de l'églantier, polyols (obtenus maintenant par synthèse), etc.;
  • des dérivés apparentés aux lipides : dérivés polyacétyléniques des échinacées — d'efficacité douteuse —, alcanols et autres composés des extraits (Serenoa, Prunus africana) indiqués dans le traitement symptomatique de l'hypertrophie bénigne de la prostate ;
  • des dérivés du métabolisme des acides aminés : glucosinolates (des glycosides soufrés) de l'herbe aux chantres, et autres composés soufrés de l'ail (modestement antihypertenseur).

Source : Wikipédia, l’Encyclopédie libre

Thalassothérapie - balnéothérapie

Thalassothérapie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La thalassothérapie (du grec "thalasso" : mer, "thérapie" : soin) peut se définir comme étant l’utilisation combinée, sous surveillance médicale, dans un but préventif ou curatif, des bienfaits du milieu marin. Elle est donc obligatoirement pratiquée en bord de mer.

Contrairement à l’univers thermal, l’univers de la thalassothérapie est pour l’essentiel réduit à l’établissement d’autant plus que dans la majorité des cas il possède sa propre structure d’hébergement. À l’inverse, la notoriété de la commune ou du site est un facteur de réussite pour un institut de thalassothérapie.

Les établissements thermaux offrent (aussi) des soins non médicalisés (de confort) appelés souvent « remise en forme ».

Les établissements de thalassothérapie pratiquent l'hydrothérapie en utilisant uniquement de l'eau de mer.

Dans un site marin privilégié, la thalassothérapie est l'utilisation combinée, sous surveillance médicale et dans un but préventif et curatif, des bienfaits du milieu marin qui comprend : le climat marin, l'eau de mer, les boues marines, les algues, les sables et autres substances extraites de la mer.

Un médecin d'Arcachon, le docteur de La Bonnardière, a inventé le mot Thalassothérapie en 1867, à partir de 2 mots grecs pour signifier "soigner par la mer" (en grec: thalassa = mer et thérapeia = traitement) . En 1899, Louis-Eugène Bagot ouvre un institut de thalassothérapie à Roscoff, en Bretagne, sur les côtes de la Manche[1] .

 

P.S.

"En 1899, Louis-Eugène Bagot ouvre un institut de thalassothérapie à Roscoff, en Bretagne, sur les côtes de la Manche"

Roscoff et cet institut se situe à 30 minutes de voiture de la Musarde

Laurent

 

Balnéothérapie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
"Après le bain"
(thème récurrent de William Bouguereau - XIXe siècle)

La balnéothérapie désigne l’ensemble des traitements thermaux et les soins effectués par des bains, ainsi que les activités auxiliaires de traitement du corps dans l’eau.

La thalassothérapie en est une variante ; elle s’effectue avec de l’eau de mer (en grec, thalassa signifie mer) et non de l’eau de source.

Sommaire

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Histoire et développement 

La balnéothérapie fut très en vogue durant la Renaissance. Montaigne, par exemple, faisait de fréquents séjours aux eaux de Bango di Lucca en Italie pour soigner ses problèmes de lithiases urinaires.[1]

La ville de Vichy est connue pour son eau propice à la balnéothérapie.

Deauville, Quiberon, Saint-Malo et Roscoff, pour ne citer qu'elles, sont également des centres de thalassothérapie réputées.

Le fonctionnement de la balnéothérapie. 

En plus de ses effets thérapeutiques, la balnéothérapie apporte détente et relaxation à son utilisateur.

Comment cela fonctionne ? Des jets orientables sont installés un peu partout dans la baignoire. Ces jets mélangent l’air et l’eau et expulsent l’ensemble sous pression.

Avec le temps, la technologie permet maintenant de profiter des bienfaits de la balnéothérapie chez soi. Toutes les baignoires actuelles peuvent être munies de ce système, y compris la baignoire à porte !

Les bienfaits de la balnéothérapie. 


La balnéothérapie est surtout considérée comme l’un des agents thérapeutiques naturels les plus puissants, tout en ayant une application facile et pratique. Son influence est bénéfique sur tout l’organisme.

La balnéothérapie régularise la circulation : elle stimule la circulation sanguine, soulageant ainsi la congestion interne et achemine les toxines à l'extérieur par l'intermédiaire de glandes sudoripares (la sueur se produit grâce à celles-ci), apportant ainsi des effets positifs sur le système cardiovasculaire.

De plus, l'action de l'eau froide ou de l’eau chaude a un effet stimulant sur une circulation faible ou paresseuse.

La balnéothérapie permet aussi de stimuler le tonus musculaire, la force nerveuse, la digestion, la nutrition, mais aussi d’éliminer les cellules mortes et les toxines du corps.

Sont également éliminés les dépôts de calcium dans les vaisseaux sanguins et les vaisseaux capillaires endommagés.

De nombreux médecins recommandent également un bain à remous, ou simplement un bain chaud, comme moyen alternatif pour traiter les douleurs dorsales, les tensions ou l’inflammation des tissus musculaires, les douleurs cervicales ou des épaules, l’arthrite, les maux de tête, les blessures dues au sport, les diverses douleurs chroniques et le stress.

Les bains à remous aident donc à la disparition de diverses inflammations, mais aussi à la guérison du rhume et de la grippe.

L’inhalation de vapeurs d’eau chaude au cours d’un bain à remous est hautement recommandée en cas de sinusite, de bronchite, d’allergie ou d’asthme.

Quant à l’hydromassage, il apporte une sensation de légèreté dans la baignoire. Il apaise le système nerveux et relaxe les muscles.

La présence des jets entraîne un mouvement de l'eau, ce qui procure un effet tonifiant sur le corps, en plus de revigorer les muscles endoloris

Voir aussi 

Notes et références 

  1. Source: Histoire de la médecine, 2de édition, Masson.

Articles connexes 

la huitième loi de guérison

la huitième loi de guérison

 

"La maladie et la mort résultent de l’activité de deux forces.

L’une est la volonté de l’âme, disant à son instrument : « Je retire l’essence. »

L’autre est le pouvoir magnétique de la vie planétaire qui dit à la vie interne de la structure atomique :

« L’heure de la résorption est arrivée. Reviens à moi. »

C’est ainsi que, sous l’empire de la loi cyclique, toutes les formes agissent."


  Extrait de « La guérison ésotérique », Alice Bailey - Editions Lucis Trust

Commentaire

Jean-Marc Mantel

La huitième loi de guérison concerne la relation d’énergies propres à l’incarnation.

Deux énergies principales sont ici en cause :

                        - L’énergie de la conscience individuelle, âme ou esprit

                        - L’énergie propre à la forme.

La rencontre de ces deux énergies constitue la forme animée, telle qu’elle se manifeste à la naissance.

Lorsque ces deux vibrations deviennent trop différentes, une séparation est nécessaire, conduisant au retrait de la conscience et à la dissolution de la forme.

La formulation « Je retire l’essence » désigne l’acte de retrait. Cet acte est ici présenté comme résultant d’une volonté personnelle, propre à la conscience individuelle agissant tel une personnalité constituée.

La formulation « L’heure de la résorption est arrivée. Reviens à moi » désigne l’effet des forces magnétiques terrestres au sein desquelles sont résorbés les constituants atomiques de la forme.

Ces deux processus aboutissent à ce que l’on appelle dans le langage ordinaire la mort, qui désigne l’annulation des forces centripètes qui maintiennent la forme, et le dégagement de la conscience individuelle qui est ainsi libérée.

La mort de la forme est ici montrée non pas comme une fin, mais comme une redistribution d’énergie.

La conscience est ici montrée comme indépendante de la forme, pouvant fonctionner de manière autonome et être régie par ses propres lois.

Cette vision est éloignée de la vision courante qui voit dans la mort de la forme une fin complète, à la fois du corps et de l’esprit.

D’un point de vue métaphysique, la destruction de la forme apparaît comme une forme de guérison, permettant à la conscience de se dégager d’une structure trop étroite et limitative.

L’aspect affectif lié à l’attachement à la forme apparaît ainsi secondaire à la croyance que la vie est contenue dans la forme, ainsi que la vision métaphysique inverse la perspective, considérant que la forme est contenue dans la vie.

Cette seconde vision requiert, pour sa mise en pratique, une capacité d’abstraction de l’esprit, lui permettant de se dégager des apparences immédiates pour explorer ce qui gît à l’arrière plan.

Cette « gymnastique » de l’esprit est proposée par de nombreuses traditions spirituelles, proposant chacune une formulation adaptée au public à qui elle est destinée. Les voies mentales du yoga, poussant l’esprit à dénier la réalité de ce qui est vu – « néti, néti » -, en sont un exemple. Les traditions chrétienne, juive et musulmane, notamment dans leur aspect ésotérique, proposent la même invitation à quitter l’objet de vision pour se retourner vers celui qui voit.

Car la liberté n’est pas dans ce qui est vu, mais dans la nature propre de ce qui voit.

Respiration pranique

RESPIRATION PRANIQUE

(METHODE ESSENIENNE)

 

 

Respiration en 3 temps

 

1er temps =

Sur l’Inspiration profonde et lente, formuler mentalement :

« J’ABSORBE LUMIERE, ENERGIE, SANTE ET VITALITE. »

 

2ème temps =

Sur la Rétention, formuler mentalement :

« J’ASSIMILE CETTE LUMIERE ET CETTE ENERGIE. »

 

3ème temps =

Sur l’Expiration lente, formuler mentalement :

« JE REJETTE IMPURETES, TOXINES ET DECHETS. »

 

A faire 3 fois avant la méditation ou 10 fois en cas de fatigue extrême.

A PROPOS DE MEDECINE CHINOISE

  A PROPOS DE MEDECINE CHINOISE

Quelle est la différence entre le pouls chinois et le pouls occidental ?

À l'heure actuelle (car il existait autrefois une pulsologie en Occident), le pouls occidental renseigne surtout sur la fréquence des pulsations cardiaques.
Le pouls chinois, quant à lui, est un acte beaucoup plus complexe qui permet d'apprécier d'une part l'adaptation d'un individu à son environnement climatique, et d'autre part le potentiel énergétique des différentes parties du corps ou la progression d'une maladie dans le corps.
La tradition médicale chinoise divise le corps en trois sections horizontales. La partie située au-dessus du diaphragme se nomme "Foyer supérieur" (elle correspond au Cœur et au Poumon), la partie située entre le diaphragme et l'ombilic se nomme "Foyer moyen" (elle correspond aux organes de digestion et se compose de l'Estomac, de la Rate, du Foie et de la Vésicule Biliaire), la partie située sous l'ombilic représente le "Foyer inférieur" (elle comprend le Rein, la Vessie, l'Intestin Grêle, le Gros Intestin, l'Utérus).
Chacune de ces trois parties se manifeste sur une zone précise de l'artère radiale au niveau des deux poignets : lors de la consultation, le praticien place trois doigts sur cette partie de l'artère radiale afin d'évaluer l'état énergétique des différents systèmes organiques en rapport avec ces trois parties.
Sur chacune de ces zones le praticien qui palpe le pouls devra apprécier la forme (fin ou large par exemple), l'amplitude (puissant ou faible par exemple), le rythme (régularité ou irrégularité de la fréquence). Ce sont, au total, 28 formes différentes de pouls qui pourront être ressenties à chaque secteur.

 L'examen chinois peut-il remplacer la visite chez un spécialiste ?

Si la médecine chinoise ne se substitue pas à la médecine occidentale, elle représente toutefois une alternative crédible. Le praticien de médecine chinoise n'est habilité qu'au diagnostic énergétique. Toute suspicion d'un état pathologique grave ou de symptômes pouvant évoquer une pathologie grave doit inciter le praticien à diriger le patient vers un spécialiste.
La diversité et la fiabilité des moyens d'investigation de la médecine moderne sont un garant pour tous.

 La médecine chinoise parle souvent de blocage. quel en est le sens ?

En médecine chinoise, le blocage est généralement dû à une circulation interrompue ou freinée de l'énergie et du sang.
L'exemple le plus simple est l'hématome traumatique : on se cogne ou on est heurté par quelque chose et il en résulte un "bleu"; le sang qui stagne entraîne, par voie de conséquence, un blocage de l'énergie (l'énergie est, dans ce cas, ce qui propulse le sang).
On pourrait comparer ce phénomène à un déraillement ferroviaire : il y ale déraillement proprement dit et le fait que la ligne soit interrompue. Le but de la médecine chinoise est de déblayer, réparer et rétablir la ligne, cela peut concerner une voie ou plusieurs.
Le psychisme joue également un grand rôle dans les blocages : la constriction sanguine engendrée par le stress peut empêcher le sang de "nourrir" certains tissus ou certaines fonctions organiques de se réaliser. Cela peut provoquer une gêne transitoire ou des déprédations organiques plus importantes.

 Quelle est la différence entre acupuncture et pharmacopée ?

L'acupuncture est un moyen d'action externe (par la peau) bien que son emploi permette de régulariser l'interne (le niveau organique) à partir d'une stimulation cutanée plus ou moins forte et plus ou moins profonde.
Bien entendu elle permet également de régulariser tout ce qui est externe (problèmes cutanés, perturbations musculaires ou articulaires).
La pharmacopée est principalement utilisée comme méthode d'action interne par ingestion de décoctions ou de médicaments solides qui régularisent l'organe en dysfonctionnement.
La pharmacopée possède également un usage externe (cataplasme...) afin de traiter des traumatismes, des plaies, des problèmes de peau ou mêmes des affections internes.
Si ces deux principales techniques thérapeutiques de la médecine chinoise possèdent des applications particulières, il est également possible de les employer simultanément.

 En Chine, l'acupuncture est-elle la technique la plus utilisée ?

Non, l'acupuncture bien qu'utilisée dans la plupart des hôpitaux chinois ne constitue qu'une modeste partie de l'ensemble de la médecine chinoise. Le volet majeur reste, en Chine, la pharmacopée. La médecine occidentale y connaît également, depuis plus d'un siècle, un large développement.

 En Chine, les traitements d'acupuncture sont souvent quotidiens. Est-ce préférable ?

Socialement et économiquement cette pratique est difficile en France.
Nous pensons qu'il faut éviter de tout systématiser, il y a des affections aiguës qui nécessitent des séances répétées à brève échéance et des affections chroniques qui se traitent en maintenant le meilleur état physiologique possible compte tenu de la gravité de l'affection, de son ancienneté et de l'âge du patient. Dans ce dernier cas l'espacement des séances varie en fonction de tous ces paramètres.

 Y a-t-il des risques de contamination avec les aiguilles ?

Non. Depuis longtemps les acupuncteurs ont utilisé des procédés classiques de stérilisation (stérilisation chimique, stérilisation à sec).
Le développement de nouvelles maladies contagieuses, comme les hépatites (B ou C) ou le SIDA, a incité la plupart des acupuncteurs français à utiliser des aiguilles stériles à usage unique.

 Y a-t-il des risques d'intoxication avec les plantes ?

Non. Cependant les plantes chinoises doivent impérativement être prescrites par des praticiens qualifiés en herbologie chinoise. Si cette pharmacopée recèle des plantes possédant une certaine toxicité (comme toute pharmacopée), les précautions d'usage enseignées aux praticiens formés à leur emploi permettent d'éviter les accidents.

 La médecine chinoise s'adresse-t-elle au corps ou à l'esprit ?

Dans la philosophie extrême-orientale il n'y a pas de dissociation entre le corps et l'esprit.
Pour la théorie médicale chinoise chaque organe majeur gère une partie de la psyché. On comprend alors pourquoi un corps mal entretenu (hygiène de vie) ou déficient peut engendrer des perturbations psychiques, tout comme un esprit émotionnellement perturbé peut modifier le comportement organique.
La médecine chinoise par l'intermédiaire du système des méridiens permet d'accéder aux deux niveaux simultanément, et soigne donc l'être dans son ensemble.

 Peut-on tout soigner ?

Comme dans toute médecine, la médecine chinoise permet d'analyser et de traiter toutes les affections, même les plus graves. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'elle puisse tout guérir.
Dans les maladies incurables, cette médecine est souvent complémentaire d'autres traitements : elle apporte un soulagement aux douleurs, augmente la capacité de rejet des produits toxiques ou retarde une évolution fatale.

 Peut-on traiter les enfants ?

Oui. En général on préconise plutôt l'emploi du massage chinois ou de la pharmacopée qui suscitent moins de réticence que l'usage des aiguilles. Dans tous les cas le praticien doit obtenir l'assentiment de l'enfant.

 Peut-on maigrir ?

Dans tout traitement qui vise un amaigrissement il faut d'abord et impérativement évaluer ce qui est à l'origine de la prise de poids : fatigue, soucis, post-partum, problèmes organiques chroniques, mauvaise hygiène de vie, etc. Ce qui permet, le cas échéant, de conseiller le patient et de lui proposer d'apporter des modifications à son mode de vie ou à son mode relationnel, afin de limiter les effets négatifs.
La médecine chinoise, quant à elle, peut faciliter la régularisation de certaines fonctions. Agissant de manière interactive sur le psychique et l'organique, elle permet une amélioration de la situation ; celle-ci, pour être durable, devra pratiquement toujours s'appuyer sur une diététique plus rigoureuse et la prise en charge du corps par une activité physique.

 Soulage-t-elle la douleur?

Parce qu'elle relie mieux que d'autres médecines les causes aux conséquences la médecine chinoise a le plus souvent de très bons effets sur les douleurs. Ces résultats apparaissent d'autant plus spectaculaires qu'ils surviennent souvent après l'échec de nombreuses autres thérapeutiques.

 Est-ce dangereux de trop en faire ?

La répétition des séances d'acupuncture ne présente pas de danger tant qu'elle est justifiée par un déséquilibre à traiter. En Chine, où les séances sont souvent quotidiennes, on considère qu'une séquence de traitement est composée de dix séances et qu'il faut une semaine d'intervalle entre deux séquences afin d'éviter une accoutumance.
Dans le domaine de la pharmacopée le praticien élabore une ordonnance qui vise soit à traiter des symptômes aigus puis dans un second temps le terrain, soit à traiter un terrain chronique en faisant varier les prescriptions à intervalles réguliers en fonction de l'involution des symptômes.

 La cessation des symptômes est-elle synonyme de guérison ?

Non. C'est un signe d'amélioration. Le bilan énergétique chinois permet d'évaluer si, après une affection, le corps a retrouvé sa capacité de défense et un équilibre suffisant pour éviter une récidive. II peut donc être nécessaire de poursuivre un traitement même après l'arrêt des symptômes.

 Le résultat du traitement est-il durable ?

Comme pour toute médecine, le résultat du traitement peut être définitif ou passager. Tout dépend de l'affection, du mode de vie du patient et... de la qualité du praticien.

 Comment se rend-on compte que "ça marche?»

La disparition des symptômes, une amélioration du tonus général, une meilleure résistance aux intempéries ou un état psychique plus serein sont les preuves concrètes de l'efficacité de cette médecine.

 Un traitement peut-il entraîner des réactions ?

Oui, aussi bien en acupuncture qu'en pharmacopée ! Après une séance d'acupuncture le patient peut éprouver un peu de fatigue ou parfois dans le cas de douleurs articulaires une aggravation très passagère (dans les heures qui suivent la séance) en raison de la mobilisation du sang dans les petits capillaires de la zone traitée. Toutefois, l'absence de réaction ne signifie pas que la séance a été inopérante.
En pharmacopée, les formules, souvent complexes, sont composées de substances agissant directement et d'autres qui ont pour but de guider certains éléments de la composition vers l'organe cible (à traiter) ou d'atténuer les effets d'une plante présentant une certaine toxicité. Si la formule est bien composée elle n'entraîne généralement pas d'effets secondaires en raison de la présence des substances interactives qui en préviennent l'apparition.
Cependant, dans le traitement de certaines maladies un effet secondaire peut être souhaité; par exemple provoquer une diarrhée pour évacuer un excès de chaleur de certains viscères. Dès le résultat obtenu la formule sera modifiée pour éviter la prolongation d'effets qui deviendraient indésirables.

 Comment se déroule une consultation ?

Toute consultation commence par un bilan énergétique (diagnostic) établi à partir des quatre temps de l'examen dont nous avons parlé plus haut. Dans un deuxième temps, le praticien élabore un principe de traitement puis, selon sa spécialité, applique un traitement soit à partir des aiguilles, soit à partir des remèdes chinois, soit encore en appliquant ces deux pratiques.

 La guérison est-elle plus rapide si le traitement est intense ?

Lors d'un traitement par pharmacopée, il faut en général avoir absorbé la totalité de la prescription avant de revoir son praticien. Certaines prescriptions seront ordonnées pour une période assez courte (quelques jours), d'autres pourront être absorbées sur plusieurs semaines.

 Le traitement est-il curatif ou préventif ?

La médecine chinoise peut être utilisée sous ces deux aspects. Certaines personnes qui ont bien compris les liens entre les êtres vivants et la nature, entre le corps et les influences climatiques liées aux saisons, viennent se faire traiter à chaque début de saison. Ces personnes sont rarement malades.

D'autres préfèrent avoir recours à la médecine chinoise lorsqu'elles sont malades ou que toutes les autres thérapies ont échoué. II est évident que le traitement curatif est plus long que le traitement préventif.

 Quelle est la durée d'un traitement?

Le nombre de séances varie selon qu'il s'agisse d'acupuncture ou de pharmacopée. Cependant, pour les deux thérapeutiques, il faut toujours considérer que le temps de traitement est fonction de l'âge du patient, de la gravité et de l'ancienneté de la maladie, de la résistance énergétique du patient et de la compétence du praticien : cette durée sera d'autant plus longue que le patient est âgé et la maladie ancienne. En pharmacopée, une fois le diagnostic établi, le praticien rédige une prescription de substances chinoises préparées ou à préparer qui seront absorbées pendant un certain temps. À l'issu du traitement un nouveau bilan sera réalisé afin de réactualiser l'ordonnance en fonction des résultats acquis.
En acupuncture, chaque séance doit engendrer un mieux soit au niveau du terrain, soit au niveau des symptômes.
Si l'on peut par exemple envisager de soigner, par acupuncture, un état grippal en une à trois séances pour un sujet habituellement peu sensible à ce genre d'affection, il en faudra plus pour traiter un fumeur, bronchiteux chronique, qui présente en fait une surinfection liée à un mauvais état physiologique.
Précisons que certains cas nécessitent de revoir le patient à intervalles réguliers afin de limiter les récidives ou la détérioration du terrain.

 Peut-on être traité à tout âge ?

II n'y a pas de limite d'âge : on peut traiter un nourrisson (par le massage, des micro-aiguilles d'un millimètre, voire des plantes médicinales) tout comme un vieillard. Toutefois le temps de traitement pourra être très raccourci si le sujet est très jeune ou très âgé, ou s'il présente un état de déficience important.

 Et les maladies chroniques ?

Les maladies chroniques sont toujours synonymes de détérioration du terrain vital. À ce titre, et grâce à sa compréhension globale de l'être, la médecine chinoise apporte plus qu'un traitement des symptômes puisqu'elle vise à traiter la racine (l'origine) de la maladie. S'il est parfois difficile de guérir des affections installées depuis longtemps, l'utilisation de cette médecine peut pour le moins en retarder l'évolution.

 Quel complément de traitement entre deux séances ?

Le meilleur complément est sûrement d'observer des conseils d'hygiène et de vie simples (cf. les Conseils du professeur Leung Kokyuen à la fin).

 Doit-on penser à quelque chose de particulier durant le traitement?

L'idéal serait de ne penser à rien !
Pour les Chinois la notion de vide ne recouvre aucune connotation négative, la vacuité étant par essence la mère de tous les possibles.

 Une démarche spirituelle est-elle nécessaire ?

La médecine chinoise ne demande aucune démarche spirituelle. II est simplement nécessaire qu'un climat de confiance s'instaure entre le praticien et le patient, ce qui ne doit pas empêcher le patient de garder un esprit critique.
La seule démarche à suivre à partir du moment où la confiance est établie est de suivre les conseils d'hygiène de vie du praticien qui permettront de hâter la guérison.

 Suffit-il d'y croire ?

Si tous les sceptiques guéris ou améliorés par les techniques de la médecine chinoise se donnaient la main, cela ferait une longue chaîne de gens qui déclareraient : « Et pourtant je n'y croyais pas beaucoup!»

 La médecine chinoise comporte-t-elle des dangers ?

Il n'est pas d'acte médical sans risque.
Un des dangers est lié au manque de compétence du praticien. II est donc indispensable que les praticiens de médecine chinoise reçoivent la meilleure formation possible.
Un second risque concerne l'asepsie du matériel (en acupuncture) et la qualité des substances (en pharmacopée). De gros efforts ont été faits dans ces deux domaines : emploi systématique d'aiguilles stériles à usage unique, normes sévères de qualité pour les plantes et... formation en hygiène dans certaines écoles.

 Qu'appelez-vous hygiène de vie ?

Tous les facteurs qui visent à conserver ou améliorer l'état de santé.
L'alimentation doit être saine (si possible biologique), diversifiée et variée en fonction des saisons et de la région habitée. II faut garder à l'esprit que les excès sont préjudiciables, et l'expression "de tout un peu" paraît être une bonne ligne de conduite.
L'exercice physique, en accélérant toutes les fonctions organiques, favorise l'élimination des toxines et procure une meilleure oxygénation cellulaire.
La régularité des périodes d'activité et de repos.
Le sommeil, suffisant et de bonne qualité, est le gage d'un bon équilibre nerveux; la quantité varie avec l'âge et les besoins de chacun.
Une sexualité équilibrée est un facteur d'harmonie physique et psychique; le manque comme l'excès peuvent nuire à la santé. II n'existe pas de normes, tout comme pour l'alimentation il y a de gros et de petits appétits.

 Quelle pratique, en Chine, de nos jours ?

Chaque grande ville de Chine possède des hôpitaux ou des instituts de médecine traditionnelle chinoise et de médecine moderne. Si un Chinois désire se faire traiter en médecine traditionnelle chinoise,  il peut choisir d'être suivi en acupuncture, massage ou pharmacopée.

 Cette médecine est-elle remboursée ?

Actuellement seuls les docteurs en médecine qui pratiquent l'acupuncture obtiennent un remboursement partiel des soins dans le cadre des remboursements de Sécurité Sociale.
Toutefois certaines mutuelles françaises commencent à rembourser des actes thérapeutiques pratiqués par des praticiens de médecines non conventionnelles (médecine chinoise, ostéopathie, naturopathie, etc.). II est important que chaque patient demande à sa mutuelle de prendre en compte ce type de frais médicaux.
Cette prise en charge est courante dans d'autres pays européens et il n'est pas rare que des habitants des pays limitrophes se fassent soigner en France par des praticiens français et obtiennent un remboursement de leur mutuelle.

 Quelles études pour les praticiens de médecine chinoise ?

Il paraît indispensable que dans les années à venir la formation du praticien de médecine chinoise soit encore plus complète.
Le modèle médical chinois, dans lequel cohabitent des médecins de médecine occidentale et des médecins de médecine traditionnelle paraît une solution d'avenir. Ce modèle a d'ailleurs été adopté par plusieurs pays de la Communauté européenne et récemment aux Etats-Unis.

  Les conseils du professeur Leung Kokyuen

Pour obtenir un effet maximum du traitement traditionnel chinois, je vous recommande le programme suivant:
1. Modifiez progressivement votre alimentation en suivant les conseils.
2. Commencez progressivement à faire des exercices chinois en les adaptant à vos besoins.
3. Et surtout, adoptez une philosophie de la vie, une manière de voir les choses gui mettent l'accent sur les points suivants
• Tous rendre responsable de vos actions et de vos choix.
• Tous extérioriser et vous impliquer dans des activités et des pensées altruistes. Ces pensées doivent déboucher sur des actions qui soient plus grandes que vous, gui soient enrichissantes et vous rendent plus fort moralement.
• Tous permettre de solutionner le plus rapidement possible les conflits pour éviter les déperditions d'énergie émotionnelle. Juste ou injuste, bonne ou mauvaise, quelle que soit votre décision, qu'elle vous fasse perdre ou gagner, essayez de trouver la meilleure solution de votre point de vue le plus rapidement possible et passez à autre chose. Vivez pleinement le reste de votre vie. Si vous avez commis une erreur, corrigez-la et passez à la suite.
• Tous accepter vous-même, vous aimer, vous respecter. Sachez vous dire « oui » ou « non ». Soyez attentif à vos impressions intérieures et appréciez-les. Soyez à l'aise avec vous-même quand vous êtes seul.
Aimer son entourage est une absolue nécessité si l'on veut pouvoir vivre en société, ce qui contribue à favoriser la santé.
Leung Kokyuen

Les symboles des mandalas

LES SYMBOLES PRÉSENTS
DANS LES MANDALAS

Le Mandala…est destiné à permettre à son auteur ou à ceux qui le regardent avec concentration, de réintégrer leur nature propre au sein de l'univers. À l'origine les mandalas sont circulaires symétriques et c'est leur centre qui attire le regard, ils permettent de se recentrer, et peuvent être utilisés comme support de méditation

 A l'image de Bouddha qui aimait à s'exprimer par paraboles,
le bouddhisme a très tôt utilisé les représentations symboliques,
qu'elles soient artistiques ou culturelles.
En dépit de la constante évolution de la doctrine, certains symboles,
tels que le mandala, la roue de la loi ou le lotus,
sont demeurés invariables, comme s'ils contenaient en condensé les lignes de force du bouddhisme.

 

 

La roue

La roue est l'emblème de la doctrine bouddhique.
Rien ni personne ne peut prétendre se situer en dehors de cette roue, communément appelée
"roue de la loi" ou "roue du savoir".
"L'espèce humaine est l'une des dents de cette roue " dira le dalaï-lama.
Tandis que le cercle est considéré à l'origine comme statique,
les rayons de la roue, en lui permettant de tourner,
lui confert une valeur symbolique dynamique comparable à celle du cycle du devenir.
Elle symbolise plus largement
l'ensemble du cosmos et de ses développements cycliques.
Sa circonférence extérieure est le signe du monde manifesté qui ne cesse de "rouler",
c'est-à-dire de se transformer sans arrêt,
tandis que son moyeu est le centre à partir duquel s'est développé la manifestation.
Dans ce centre de la roue se tient, selon le bouddhisme, le Chakravarti,
"celui qui fait tourner la roue",
c'est-à-dire le Bouddha entré au nirvana.
Symbole de la perfection, elle est composée de huit rayons, correspondants,
d'une part aux 8 voies que l'on peut emprunter conduisant à l'éveil et,
d'autre part aux 8 directions qui sont celles de la rose des vents.
Mise en mouvement par le premier sermon de Bouddha,
la roue de la loi libère l'être humain de l'épreuve de la souffrance.

 

 

 

 

L’arbre

Elément essentiel de l'iconographie bouddhique,
l'arbre accompagne deux moments essentiels de la vie de Bouddha.
Sous un figuier, il a la révélation de la véritable nature
de la souffrance terrestre et des moyens de la combattre.
Cinquante années plus tard,
alors que Bouddha accède au nirvana,
l'arbre au pied duquel il est allongé, se met à frémir.
Emblème de l'illumination spirituelle,
l'arbre a été parfois symbolisé sous la forme d'un parasol.
Avec ses racines plantées dans la terre et ses branches dirigées vers le ciel,
l'arbre incarne au même titre que l'homme "l'être des deux mondes"
et la création qui unit le bas et le haut.
Il faut aussi signaler le symbole particulier de l'arbre inversé
qui pointe ses racines vers le ciel et déploie sa ramure sur la terre,
que l'on trouve dans les plus vieux textes de l'Inde.
L'arbre indique dans ce cas l'origine céleste de l'homme et
l'invite en se libérant de ses attaches terrestres,
à redécouvrir en lui,
derrière le voile de l'illusion,
ce ciel intérieur.

 

 

 

 

 Le lotus

Dans les pays du sud de la Méditerranée comme en Asie,
le lotus a une valeur égale à celle de la rose ou
du lys en Europe.
Selon la mythologie hindoue, le créateur du monde,
Brahma, était né d'une fleur de lotus,
qui avait elle-même poussé sur le nombril de Vishnou
alors que celui-ci dormait sur l'eau.
Le maître qui a introduit le bouddhisme au Tibet (VIIIè siècle) porte le nom de Padmasambhava,
"celui qui naquit du Lotus".
Selon la légende, à chaque pas que Bouddha faisait lorsqu'il était enfant,
une fleur de lotus surgissait à ses pieds.
Outre le pouvoir de création et la compassion, le lotus symbolise la connaissance qui,
au fur et à mesure es réincarnations,
permet d'atteindre le Nirvana.
Dans la tradition bouddhique, cette plante est un symbole de l'aspiration à la pureté.
De même que le lotus prend racine dans le limon et s'épanouit au soleil,
tout être humain peut accéder à l'éveil,
quelle que soit sa condition.
Dans l'iconographie bouddhique,
Bouddha et les bodhisattva sont fréquemment représentés assis sur un lotus,
posture qui symbolise l'atteinte de l'illumination.
Dans la pratique du yoga,
la maîtrise et la régulation des courants d'énergie corporelle
qui nous irriguent est comparée à l'éclosion d'une fleur de lotus
sur le sommet de la tête.
On peut aussi donner une interprétation psychanalytique des pratiques du tantrisme,
en considérant qu'il s'agit de la vision spirituelle
d'une union sexuelle entre la fleur et l'énergie masculine.

 

 

 

L’eau et la lumière

En hommage à Bouddha, lumière infinie,
les fidèles déposent des bougies sur les autels.
La lumière est à la fois le chemin et le terme du chemin,
celle qui éclaire notre vision du monde et la réelle nature de l'éveil.
Egalement objet d'offrandes,
l'eau symbolise l'attente de la guérison et de la satisfaction des voeux.
Dans le bouddhisme Zen,
elle est support et symbole de la méditation:
la pureté et la sérénité auxquelles l'eau permet d'accéder
sont souvent illustrées par un lac immobile.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lion

Né dans un contexte rural,
le bouddhisme ne pouvait manquer de faire référence à des images animalières.
Le lion, symbole de la puissance,
a ainsi été longtemps associé aux différentes images de Bouddha,
sous forme de trône.
Par la suite, il devient la monture réservée
de certaines divinités bouddhiques.
Au Japon, connu sous le nom de chien de Bouddha,
le lion a souvent pour fonction de garder l'entrée des temples.
L'astrologie lie la constellation du lion au soleil.
Cette assimilation se fonde en premier lieu sur la force de l'animal,
sur la couleur brun-roux de son pelage,
et enfin sur la crinière du lion,
qui semble rayonner.
Selon E. AEPPLI, quand le lion apparaît dans un rêve
"en dressant son imposante tête animale et masculine,
il impressionne à ce point le rêveur que ce dernier prend conscience de porter en lui
une pulsion d'une grande violence et longtemps refoulée qui,
sous la forme d'une énergie sauvage et débridée
ne demande à présent qu'à se manifester.
Cette énergie une fois libérée,
il sera en mesure de contrôler ses pulsions".
 
 
 

Les nagas

On constate que, dans de nombreuses cultures,
le serpent symbolise les enfers ou le royaume des morts,
probablement à cause de son mode de vie caché dans les replis de la terre,
mais aussi en raison de sa faculté apparente à se rajeunir lors de la mue
qui introduit l'idée de renaissance.
Animaux privilégiés de la mythologie indienne
en tant que "gardien des trésors de la terre"


et objets d'une véritable vénération,
les naga, à mi-chemin du dragon et du serpent,
sont très vite intégrés dans la religion bouddhique.
A leur tête, se trouvent les nagaraja (ou rois des serpents) auxquels est assignée,
comme aux lions, la fonction de gardiens des temples.
Ils servent aussi d'ornementation pour symboliser
le passage d'un lieu à un autre.

 

 

 

Les offrandes

Les offrandes, déposées sur les autels des temples
ou au pied des monuments funéraires,
représentent l'une des formes de dévotion les plus courantes,
au même titre que les dons aux monastères et l'écoute des sermons publics.
Il s'agit généralement d'encens, de bougies ou de fleurs,
qui symbolisent le parfum et la lumière émanant de Bouddha lui-même.
Les fidèles complètent leurs offrandes par des prières
et des inclinations devant les images sacrées.
 
 

Les chapelets et les moulins

Le mala et le moulin à prières accompagnent nombre de bouddhistes dans leurs dévotions.
Composé de 108 perles,
le mala permet au fidèle de compter le nombre de fois
où il prononce le nom de Bouddha ou une syllabe sacrée comme les mantras.
Le moulin à prières contient une bande de papier sur laquelle
sont imprimés les mantras que le fidèle répète inlassablement,
à chaque tour du manche.


Le moulin à prières est surtout utilisé au Tibet.
 
 

 © Paroles d’Images & Encyclopédie des symboles
© "Le voyage au centre du soi" Patrick Mandala

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